Nicole Fabre " Au miroir des rêves "

Le problème de l'amour de transfert fait périodiquement surface dans les congrès et les écrits des psychanalystes.
Les études freudiennes en ont fait l'objet d'une rencontre et d'une publication dans laquelle paraît pour la première fois l'article qu'Octave Mannoni lui consacre :
" L'amour de transfert, c'est l'amour, simplement mal à propos. (...) La solution idéale, c'est-à-dire celle sur quoi il vaut mieux ne pas compter, c'est de faire servir l'amour de transfert à l'analyse. (...) La principale difficulté, si l'amour est réel, comment l'analyser, c'est-à-dire rester dans l'imaginaire ? (...) Je fais l'hypothèse que si l'analyste était convaincu du caractère imaginaire de ce qui se passe dans une séance comme au théâtre, s'il ne mettait jamais en avant sa réalité d'analyste, il ne serait jamais confronté à un amour de transfert. "

Quant à moi, je ne suis pas sûre que, même convaincu du caractère imaginaire ou du caractère de jeu et de re-jeu de la séance ou des successions de séances, l'analyste ne saurait être confronté à un amour de transfert. Même si, et peut-être parce que, " L'amour de transfert, c'est l'amour ".

André Gide n'écrit-il pas " Entre aimer et s'imaginer que l'on aime, quel dieu verrait la différence ? ", propos admirables de pertinence.

L'intensité des amours vécues avec des personnages imaginés et imaginaires est-elle bien différente des amours dans la vraie vie ?

Je n'arrive pas à le dire...

Image sublime de ton visage qui reste gravée dans ma mémoire. Image de paix et de douceur.
Comme au réveil d'un petit matin je t'ai regardé. Tu avais les yeux fermés. Que se passait-il dans ta tête ? La clarté faiblarde de la pièce illuminait ton visage. Tes traits étaient détendus et inspiraient à la douceur. Une douceur tendre, une douceur humble. Alors pourquoi avais-tu ce besoin profond de te poser juste un instant ? Quelques secondes d'une sensualité sans équivoque. Uniquement la beauté de ce que tu transmettais à ce moment précis. Je n'ai pas osé prendre le temps de te regarder plus longtemps. Peur de ne pas respecter ton repos, ta détente. Alors j'ai baissé les yeux et j'ai entendu ton souffle. J'ai ressenti ton inspiration profonde et ton long soupir, ton souffle retenu et fluet afin qu'il dure plus longtemps.
Que cette respiration te protège des mille et une pensées passionnées qui sont en moi, qu'elles ne t'atteignent pas.
Merci pour ce moment magique que tu m'as offert sans même le savoir. Presque un instant d'une tendre intimité, doux moment de bonheur, juste quelques secondes volées...
Pardon.
Envie de caresser ta peau, toucher ton visage, masser ton corps... centimètre par centimètre. Ressentir ton corps sous mes doigts. Prolonger l'instant qui nous appartiendrait. Sans fausse pudeur, sans geste déplacé. Juste parler avec des caresses, respirer avec de la tendresse.
Respirer ton corps, t'apporter de la douceur, de la paix.
Aide-moi.

Un début à tout...



Premier essai... Une photo par ci, du texte par là

Je ne sais pas vraiment comment cela fonctionne... Mais "Rêveries" va me l'apprendre...